Libération du Dr. Kossi Sama du PNP, l’œuvre d’une nouvelle médiation à Lomé

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Une libération qui intervient au moment où l’opposition et le pouvoir tentent vaille que vaille de poser les fondements d’un possible dialogue sur la crise actuelle qui sévit et s’enlise depuis plusieurs mois déjà.

La preuve, l’opposition est retournée dans les rues ce mercredi 28 novembre après le flop des négociations de Paris entre les deux parties, Alpha Condé et les diplomates français. Elle se cantonne toujours sur le retour à la constitution de 1992, le départ immédiat de Faure Gnassingbé et l’amélioration du cadre électoral et le vote de la diaspora.

D’après des sources proches du pouvoir de Lomé, l’échec de cette énième rencontre de Paris serait les innombrables préliminaires au dialogue que brandissent l’opposition. La libération de Sama serait une des conditions posées par les trois principaux responsables de la coalition Jean-Pierre Fabre, Brigitte Adjamagbo-Johnson et Tikpi Atchadam.

Ils s’en tiennent toutefois à leurs acquis et ne franchissent guère aux propositions de la médiation ghanéenne qui faiblit après près de deux mois de négociations intenses. En début, une délégation ghanéenne avec à sa tête le Ministre de la sécurité Albert Kan-Dapaah était à Lomé dans le cadre d’une éventuelle ouverture d’un dialogue entre les différents protagonistes de la crise togolaise. Que nenni ! Elle aurait plié bagage d’après des sources.

Dans les arcanes du pouvoir de Lomé, l’information sur une nouvelle médiation sous-marine en cours circule. Un émissaire de la Guinée et de l’UA seraient actuellement en séjour à Lomé. Alpha Condé, toujours aux côtés du président togolais Faure Gnassingbé fait des pieds et des mains pour sauver « le petit » du naufrage politique. Mais à quel prix ?

Il faut aussi rappeler qu’à part le secrétaire général du PNP, Dr Sama, plusieurs militants du PNP et des autres partis politiques ont été aussi arrêtés dans le cadre des manifestations organisées par l’opposition et sont toujours en détention, comme c’est le cas de Alpha Alassane, l’imam de Sokodé et proche de Tikpi Atchadam plus d’un mois déjà.

Ces manifestations réprimées par les forces de l’ordre togolaises à Lomé et à Sokodé, les deux grands bastions de l’opposition ont fait plus d’une dizaine de morts.

cameronweb