Togo : La dictature et ses méthodes qui régressent

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L’instinct de conservation à tout prix du pouvoir au Togo fait commettre au régime RPT/UNIR des actes d’une autre époque, qui font couvrir de honte le pays. Il y a une sorte de paranoïa qui s’est visiblement emparé du pouvoir de Faure Gnassingbé qui interdit tout dans le pays.

Déjà, Lomé et plusieurs autres villes du pays sont militarisées, avec en toile de fond des rafles, des arrestations et la détention des citoyens qui ne demandent qu’à vivre dans la paix, dans un pays où la bonne gouvernance, la démocratie et l’alternance seront les choses les mieux partagées par tous.

L’un de ces actes aux antipodes de notre époque a été commis hier à Lomé où des gendarmes ont débarqué au Centre d’éducation spirituelle pour l’apostolat des laïcs (CESAL) pour empêcher la conférence de presse que devrait tenir l’Association pour la promotion de l’Etat de droit (APED).

Ces hommes en uniforme, à les en croire, ont reçu l’ordre d’empêcher la tenue de l’événement, parce que l’APED n’aurait pas une existence légale. Un argument qui frise le ridicule, puisque cette association, créée en 1990, a déjà participé et organisé plusieurs événements majeurs dans le pays.

« Cet incident montre une fois encore qu’il y a une frilosité de la part des autorités qui nous gouvernent. On trouve ça dommage, parce que ça n’apporte rien de positif pour le pays », a déploré Me Djovi Gally, l’un des responsables de l’APED.

Contacté, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame parle de confusion avec une autre association, mais n’a pu rappeler ces hommes en treillis qui sont restés sur les lieux jusqu’au départ des organisateurs et des journalistes qu’ils ont pris le plaisir de menacer entre-temps.

L’APED a quand même réussi à véhiculer son message en distribuant sa déclaration aux médias. Et justement, c’est le contenu de cette déclaration que craint le régime de Faure Gnassingbé qui a peur de la transition qui doit organiser des élections transparentes, équitables et acceptées par tous.

Voilà des méthodes de la dictature cinquantenaire qui font régresser le Togo, la dernière curiosité de la sous-région. La force brute, c’est le langage que comprend ce régime.

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