Gilbert Bawara sur deux fronts

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Et pour cause, le maître des lieux Giilbert Bawara n’a pas été attentif à leurs revendications malgré un délai moratoire de 30 jours. « Pendant 30 jours calendaires accordés, force est de constater qu’aucune rencontre n’a été organisée entre nous et l’autorité.

Nous avons donc compris que l’autorité se moque de nous et ne prend pas en compte nos revendications qu’elle juge infondées et légitimes » a dénoncé le Secrétaire Général du Syndicats des agents de la Fonction Publique, M. Komlan Houmenou. Ils demandent l’amélioration de leur environnement de travail, des primes de rendement et le 13ème mois entre autres. Si Gilbert Bawara taxe de « terroristes » et « manipulés » les millions de Togolais dans la rue qui réclament les réformes, reste à savoir dans quel panier mettra-t-ils les contestataires dans son propre ministère qu’il semble négliger au profit de son engagement politique dans le parti présidentiel. Il est sur tous les fronts ces jours, partout dans les médias, clamant ô combien il est satisfait de système de gouvernance cinquantenaire qui règne sur le Togo.

L’opposition parlementaire a remporté une bataille La session extraordinaire de l’assemblée nationale du mardi 12 septembre, dédiée au vote du budget de l’hémicycle a tourné court en un report et au changement de l’ordre du jour. Lorsqu’ils siègeront mercredi, les députés se pencheront plutôt sur le projet de révision constitutionnelle ou de réformes. C’est sur demande de l’opposition parlementaire qui, dès l’ouverture de la session extraordinaire ce matin de mardi, a sollicité que l’assemblée nationale revoie l’ordre du jour en fonction de la situation socio-politique ayant prévalu ces dernier jours. «L’attention du peuple Togolais aujourd’hui qui est notre mandant est polarisée sur les réformes.

A notre sens, toute affaire cessante, l’assemblée nationale, la représentation nationale doit se pencher sur la question des réformes » a martelé le député de l’opposition parlementaire Jean Pierre Fabre, soutenu par ses collègues et leurs amis extra-parlementaires qui ont dépêché une délégation à l’hémicycle. La séance suspendue pour quelques minutes, le président de l’assemblée nationale Dama Dramani, revient prononcer le report de session sur mercredi avec à l’inscription du projet de réformes à l’ordre du jour.

De son côté, la Commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles (CRRPIC) a annoncé avoir remis depuis vendredi 08 septembre, le rapport de ses activités au chef de l’Etat. Selon cette commission dirigée par madame Awa-nana Daboya, le travail remis à Faure Gnassingbé comporte un rapport sur les auditions et consultations effectuées ; d’un document portant propositions de réformes par voie parlementaire accompagné d’une note explicative ; puis d’un document portant projet d’une nouvelle constitution accompagné aussi d’une note explicative.

Toutes les attentions se tournent vers ce qui sortira des travaux du parlement mercredi. Il faut néanmoins retenir que le règlement intérieur de l’assemblée nationale interdit la révision constitutionnelle en urgence. Néanmoins, ce règlement a été contourné en maintes reprises dans l’histoire du pays.

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